Château Cigale


Le château que je vous présente aujourd’hui, était à l’abandon depuis vingt longues années. Lors de ma visite en 2013, le lieu avait déjà bien souffert, il n’y avait presque plus de toit, les étages s’étaient effondrés, sans oublier le pillage. Il appartenait à la ville de Marseille, mais la commune l’avait laissé dépérir depuis son acquisition.

En 1792 seule la partie centrale du château voit le jour, mais cela ressemble plus à une élégante bastide qu’a un château.

Il faudra attendre 1907 pour voir le château dans sa forme finale, puisque le comte Guy de Robien ainsi que sa femme Marguerite Marie Blanche Halna du Fretay, vont agrandir le lieu et lui donner cette allure à l’italienne qui lui va si bien.

Mais voilà Guy de Robien va décéder en 1915 suite à la 1ère guerre mondiale, sa femme va vendre à la femme d’un homme d’affaire.

En 1940, le château est de nouveau revendu cette fois ci à un groupe industriel, plus précisément à l'usine d'électrochimie de la Barrasse.

En 1992 l’usine ferme ses portes, le château est vendu à une société immobilière chargé d’aménager la zone d’activité de la Valentine.

Enfin en 1995 la ville de Marseille rachète le château pour le laisser à l’abandon.

Une association a même tenté de sauver ce château, si cher à de nombreux Marseillais, elle tenta de le faire classer mais à chaque fois ce fut un échec. Je pensais (comme beaucoup de monde) que ce lieu aller finir juste avec ses quatre murs en guise de souvenir, voir même rasé. Depuis 2010 le château apparaissait régulièrement dans les journaux avec un potentiel rachat, mais les lourds travaux freinaient les investisseurs. En 2016 le château devient la propriété de la grande loge de France (Franc Maçon), et y dépose la première pierre en guise de bonne foi pour sa réhabilitation. Depuis cet été le lieu est en rénovation, et est enfin sauvé.

On peut retrouver ce magnifique lieu dans Le château de ma mère de Marcel Pagnol.

« Nous traversâmes quatre propriétés immenses. Dans la première, des parterres de fleurs entouraient un château à tourelles. Autour des parterres, il y avait des vignes et des vergers.

— Ici, dit Bouzigue, c'est le château d'un noble. Il doit être malade, parce qu'on ne le voit jamais. — Si cet aristocrate nous rencontrait chez lui, dit mon père, ça pourrait lui déplaire. Moi, je n'aime pas beaucoup les nobles.

— C'est un comte, dit Bouzigue, on n'en dit pas de mal dans le quartier. ».

Temps d'exploration 1h

Dangerosité: (En cours de rénovation)

Intérêt 5/10


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